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Le Château

Le château a été construit sur l’emplacement d’une ancienne seigneurie mentionnée dans les relevés de Cassini entre les villages de Sainpuits et Etais aux pieds de la Montagne des Alouettes. Il n’existe aucun relevé du bâtiment d’origine. Une inscription sur le portail de la chapelle mentionne la date de construction (1786).

Il s’agit d’un large corps central avec chapelle, mais séparé de l’importante tour située sur le versant ouest, vraisemblablement un ancien colombier

L'aménagement de cette tour et son raccord au château datent du premier quart du XIX° siècle ; elle sera ensuite surmontée d'une vaste coupole arrondie.

La nouvelle aile ouest comprend un étage sur entresol. Son dernier niveau est plus tardif ; flanqué d’œils-de-bœuf, il est recouvert d’un toit légèrement en pente un peu disgracieux.

Le Parc

Le parc d’origine est dû à Louis Martin Berthault, protégé de l’impératrice Joséphine et paysagiste de la Malmaison et Compiègne. Les beaux tracés en ovale conduisent harmonieusement les attelages à la Montagne des Alouettes. Une réalisation typique du jardin romantique à l’anglaise comme l’atteste la jolie pelouse de la cour sud.

Mais le tracé actuel de ces élégantes perspectives attenantes au château revient à Achille Duchène, fils d’Henri qui a œuvré à Vaux le Vicomte, Courances et Breteuil et même Blenheim (Churchill). Deux grand paysagistes, pionniers du retour au jardin à la française inspiré de Lenôtre aux très nombreuses réalisations en France et Europe.

Le tracé de Duchène borde de tilleuls la cour d'honneur, supprime sa grande pelouse circulaire, clôt l'ensemble d'un mur de pierre et réalise le terrassement du promenoir, une longue allée qui borde le château à l’est, inspirée de la Promenade des Feuillants des Tuileries. L'aménagement du versant nord date de cette époque; typique des Duchène, la vaste pelouse, cintrée en son extrémité, et flanquée de contre-allées est bordée d'ifs qui ouvrent une belle perspective sur la Montagne des Alouettes.

La Chapelle

Dédiée à Saint Roch, la chapelle ouvrait à l’origine sur

les salons pour faciliter la dévotion du maître des lieux. Elle surmonte une importante crypte abritant des sépultures. La sacristie date de la seconde moitié du XIX°, construite sur la face nord, à portée de l’autel en marqueterie de marbre. Un aménagement confié à Dondaine, architecte diocésain : un bel ensemble de peintures en trompe l'œil, de style néo-gothique qui imite une architecture, et des figures en rondes-bosses : arcs de cloitres trilobés flanqués de saints avec attributs, séparés des colonnades aux chapiteaux corinthiens. Un triforium de motifs architecturaux situé au centre de la voûte retombe de part et d’autre en formant un ensemble architectural peint remarquable.