
Le Château
Le château a été construit sur l’emplacement d’une ancienne seigneurie mentionnée dans les relevés de Cassini entre les villages de Sainpuits et Etais aux pieds de la Montagne des Alouettes. Il n’existe aucun relevé du bâtiment d’origine. Une inscription sur le portail de la chapelle mentionne la date de construction (1786).
Il s’agit d’un large corps central avec chapelle, mais séparé de l’importante tour située sur le versant ouest, vraisemblablement un ancien colombiera
Si vous aimez la vie de château et que vous voulez découvrir ces vignobles de renommée internationale, laissez-vous mener par notre guide qui vous fera découvrir de magnifiques paysages viticoles, une mosaïque de sols et des cépages (Sauvignon, Chardonnay et Pinot Noir) qui ont gagné leurs titres de noblesse à travers le temps. Ce sera ainsi l’occasion de découvrir des pépites dans des domaines familiaux où la vinification n’aura plus de secret pour vous ! Le château des Barres se situe à mi-chemin de deux appellations mondialement connues : Sancerre en Centre Loire et Chablis en Bourgogne.
Le parc du Château
Le parc d’origine est dû à Louis Martin Berthault, protégé de l’impératrice Joséphine et paysagiste de la Malmaison et Compiègne. Les beaux tracés en ovale conduisent harmonieusement les attelages à la Montagne des Alouettes. Une réalisation typique du jardin romantique à l’anglaise comme l’atteste la jolie pelouse de la cour sud.
Mais le tracé actuel de ces élégantes perspectives attenantes au château revient à Achille Duchène, fils d’Henri qui a œuvré à Vaux le Vicomte, Courances et Breteuil et même Blenheim (Churchill). Deux grand paysagistes, pionniers du retour au jardin à la française inspiré de Lenôtre aux très nombreuses réalisations en France et Europe.
Le tracé de Duchène borde de tilleuls la cour d’honneur, supprime sa grande pelouse circulaire, clôt l’ensemble d’un mur de pierre et réalise le terrassement du promenoir, une longue allée qui borde le château à l’est, inspirée de la Promenade des Feuillants des Tuileries. L’aménagement du versant nord date de cette époque; typique des Duchène, la vaste pelouse, cintrée en son extrémité, et flanquée de contre-allées est bordée d’ifs qui ouvrent une belle perspective sur la Montagne des Alouettes.
La chapelle du Château des Barres dans l'Yonne
Une inscription sur le portail de la chapelle mentionne la date de l’édifice, 1786, construit dans le style néo-roman et caractéristique de l’intérêt pour le moyen âge. Notamment la sacristie de style « néo-gothique » et l’exceptionnel ensemble de peintures en trompe l’œil qui imite une architecture et des figures en ronde-bosse. La crypte voutée est aménagée pour recevoir des sépultures. L’aménagement de la chapelle est confié à Dondaine, architecte diocésain.
Dédiée à Saint Roch, cette chapelle était autrefois accessible par les salons pour faciliter la dévotion du maître des lieux. L’édifice est vouté en plein cintre sur une dizaine de mètres et percé à l’est de 3 oculus – 1 quadrilobe (partie supérieure) et 2 oculus ovoïdes (en partie basse) – surplombant l’autel en marqueterie de marbre.
L’intérieur est orné d’un remarquable décor architectural en trompe l’œil, notamment des arcs de cloitres trilobés surplombant des saints avec attributs, séparés par des colonnades surmontées de chapiteaux corinthiens. Un jeu de moulures et de rinceaux faisant office de larmier surmonte le premier registre. Un triforium ceint la chapelle de motifs architecturaux jusqu’au centre de la voûte et retombe de part et d’autre en formant un ensemble architectural exceptionnel.
Des arcs doubleaux en trompe l’œil composés de trois boudins divisent visuellement l’édifice en travées ornées de réseaux, d’oves, de trilobes, quadrilobes, festons et gables. Le décor, très riche et de belle facture présente un état de conservation passable.
Ces peintures en trompe l’œil sont à rapprocher de celles de la Cathédrale de Chambéry et de l’Abbaye de Hautecombe. En effet, l’architecture feinte est réalisée à l’aide de pochoirs dont les motifs pouvaient être aisément répétés. Les trompe-l’œil privilégient un éclairage qui accentue les reliefs de pierre feintes. Les lignes de mise en place des motifs sont encore apparentes. Un procédé en vogue chez les peintres italiens, très prisés pour leur habileté à rendre l’architecture des édifices religieux. Plus amples et riches, les motifs de la cathédrale de Chambéry sont mieux adaptés au volume et la magnificence du lieu ; les motifs des Barres sont plus sobres et moins sophistiqués, à l’échelle d’une chapelle de famille.
Les noms des peintres Vacca et Viccario, connus pour leurs architectures en trompe l’œil ont été suggérés, mais sans aucune confirmation, vu l’absence de signature, devis ou facture permettant d’attester de la main de ces maîtres du trompe l’œil. A la tête d’importants ateliers, ces artistes sont bien représentés dans les églises du nord de l’Italie et de Savoie.

Le potager du Château
Partant d’un plan très simple et classique dérivé du Potager du Roi à Versailles (La Quintinie), les cultures de légumes sont disposées en quatre carrés bordées d’arbres fruitiers et d’arbustes à petits fruits, déployés sur un hectare clos de mur. L’arrosage se fait par le biais des citernes et puits des dépendances pour favorisera une irrigation régulière et naturelle des cultures.
Une nouvelle dynamique, depuis 2018, portée par Benoît Vrain. Paniers de légumes disponibles sur réservation

























